Compte rendu de la réunion informatique du 29 septembre

jeudi 20 octobre 2016

Compte rendu de la réunion informatique du 29 septembre 2016

Thierry Marin Laflèche, Responsable de la Commission Informatique du SIBL

 

INTRODUCTION

L’idée  de cette réunion était de faire se rencontrer, au niveau régional, les responsables informatiques de plusieurs structures utilisant des SIL différents pour échanger sur les solutions utilisées par chacun pour résoudre les problématiques informatiques de l’accréditation : traçabilité, validation des connexions, des paramétrages et des impressions, conventions de preuves (médecins sur Bioserveur), gestion des dossiers multiples, horodatage des centrifugations, j’en passe et des meilleures…

Pascal Grimard, d’Agfa, m’a expliqué au mois de juin sa proposition d’utiliser le Bioserveur comme « faciliteur » des envois sur la messagerie MS santé suite au décret du mois de janvier, et il m’a paru judicieux  de lui faire présenter ce projet. Il s’est ensuite posé comme une évidence qu’il serait également intéressant d’entendre le point de vue et les propositions d’autres éditeurs.

Le retour a été excellent, autant du côté des participants que de celui des fournisseurs.

27 biologistes et informaticiens se sont inscrits, représentant 16 structures et 173 sites, avec une répartition géographique dépassant largement les limites historiques du SIBL.

4 Sociétés (Agfa, Clarysis, DL Santé, Kalisil) avec :

Pascal Grimard, Responsable du Bioserveur chez Agfa, accompagné de Nicolas Beaubier, Directeur des ventes.

Jérôme Matha, PDG de DL santé également Vice-Président de la SFIL (Société Française d’Informatique de Laboratoire)

François Vasseur, Directeur Commercial de Netika

Bruno Zanin,  PDG de Clarisys

50 % des structures présentes sont sur Hexalis, 28 % chez DL santé (Odancio, Biowin, Alizé), 14% sur Kalisil

Seuls, deux participants n’était pas représentés par leurs fournisseurs (Concerto de select informatique, et Openlab).

Deux remarques :

– La très grande majorité des participants sont globalement contents de leur système informatique, ce qui illustre à mon sens une nette amélioration des produits, générée par l’obligation  de la mise en place de l’accréditation, car je ne pense pas que nous aurions eu le même taux de satisfaction il y a quelques années.

– La parité n’est pas encore à l’ordre du jour dans l’univers de l’informatique de laboratoire, avec seulement 7 participantes (25% quand même) et  0% chez les fournisseurs. …

 

 

 PRESENTATIONS 

Les Power Point des différents intervenants sont en téléchargement et les liens sont inclus dans le résumé ci-dessous.

Pascal Grimard fait une synthèse  des différentes exigences du décret du mois de janvier.

Je vous mets ci-dessous un tableau récapitulatif avec les réponses et délais des  différents fournisseurs présents :

 

REPONSES DES FOURNISSEURS AUX DIFFERENTES EXIGENCES DU DECRET DE JANVIER 2016
  HEXALIS KALISIL ODANCIO CLARILAB
Calcul de L’INS-C oui oui oui Disponible Q1  2017
Alimentation du DMP oui Hexalis 4,3 release63016-2 ou  supérieures oui depuis 2015 oui (T1 2017) Disponible Fin  2017
Production de CDA-R2 oui (Hexalis 4.4 et dlx3,2) oui (V3 Début 2017) oui 2017 Disponible Q2  2017
Envoi des résultats aux prescripteurs par messagerie MS Santé oui par le bioserveur oui (Version  2.10;09-11/16) oui par Labo Connect (T1 2017) Disponible Q1  2017
Codification LOINC oui oui oui (T1 2017) Disponible Q1  2017
Aide à la codification LOINC  Pour les examens les plus courant (Jeu d’amorçage ASIP) Jeu de valeurs

d’amorçage Alignement nomenclature NABM

 

Il apparait clairement que l’échéance du 31 octobre 2016 va être difficile à tenir….

Jérôme Matha explique ensuite les différentes réunions qu’il a eues au Ministère de la Santé en tant que vice-président de la FSIL et représentant des éditeurs de logiciels de laboratoires.

D’après lui, ses interlocuteurs sont conscients  de l’irréalisme des exigences de ce décret  et il va être amendé…

En attendant, nous sommes le 26 octobre et  il ne pourra nous fournir que des comptes rendus de réunions à opposer un éventuel excès de zèle des ARS après le 31 octobre prochain….

Après une courte pause, Pascal Grimard et Nicolas Beaubier exposent les solutions proposées par AGFA , en particulier l’ inscription du BIOSERVEUR  comme domaine déclaré  MS santé à l’ASIP et la fourniture d’adresses sécurisées aux laboratoires utilisateurs, la plate-forme se chargeant du choix du format de transmission des résultats aux prescripteurs, la plupart des logiciels médecins n’étant pas prêts à recevoir du format CDA-R2 .

Pascal Grimard fait ensuite un court focus, à ma demande, sur l’envoi des résultats des consultants des Hospices Civils de Lyon par le Bioserveur*. Ce dispositif identique dans le principe à celui mis en place avec le Centre Léon Bérard concerne deux services  tests , l’Endocrinologie du Pr Moulin et la Pneumologie du Pr Mornex . Les patients reçoivent des ordonnances avec un code barre contenant à la fois leur IPP et le RPPS du médecin prescripteur, ce qui nous permettra d’utiliser un prescripteur unique pour ces envois sur le Bioserveur.

François Vasseur pour NETIKA expose ensuite les possibilités du logiciel Kalisil. Une expérience d’alimentation du DMP en Alsace leur a permis d’appréhender les différentes problématiques imposées par les exigences du décret. La principale différence avec AGFA est le choix de NETIKA  d’intégrer  un client MSSANTE au sein du SIL.

Une interface avec les codes LOINC des deux cents examens les plus fréquents simplifie le paramétrage. Cette liste ayant été fournie par l’ASIP, j’espère qu’elle sera disponible pour tous les utilisateurs…

Jérôme Matha pour DL santé évoque plutôt la politique générale de développement de l’entreprise et les différents choix stratégiques, en particulier en termes de collaboration avec des modules externalisés.

Bruno Zanin expose pour Clarisys  la solution utilisée pour résoudre le problème des prescriptions multiples pour le même patient, le même jour avec des examens communs.

Les seconds examens redondants sont exclus de la facturation et des connexions, ils récupèrent automatiquement le résultat du premier dossier et l’antériorité d’un dossier plus ancien et non plus celle du même jour. En espérant que cela va inspirer les autres fournisseurs, pour un sujet qui a l’air anodin, mais nous complique beaucoup la vie au quotidien…

 

DISCUSSION 

Résultats joints :

Le problème de la transmission des résultats des laboratoires spécialisés a été évoqué, le nouveau mode de transmission imposé ne permettant pas forcément l’envoi ou la réception des pièces jointes. Cette discussion aurait été plus constructive en présence de représentants de Biomnis.

La possibilité  de fusion au niveau du Bioserveur de nos résultats avec ceux de Biomnis a été rappelée. Les structures ne l’utilisant pas et intéressées sont invitées à se rapprocher de leur correspondant Biomnis.

 

Envoi des INR par SMS aux patients et aux infirmiers :   

Des écarts ont  été mis par le COFRAC sur ce mode de transmission. Une solution envisagée est de faire signer un consentement aux patients les informant que ce mode de transmission n’est pas sécurisé, mais cela ne semble pas suffisant. Une piste de réflexion serait l’envoi d’un lien sur les smartphone, et c’est le patient qui  fait la démarche d’aller consulter ses résultats sur un serveur.

 

CONCLUSION

Il semble que le principe de cette réunion a été apprécié par les participants et les intervenants.

Nous pourrons la renouveler si l’actualité s’y prête.

En attendant, une liste de discussion sera proposée aux participants et à ceux qui désirent la rejoindre, pour échanger sur les différentes problématiques que peut soulever le plus gros automate du laboratoire.

TML

marinlafleche@dynabio.fr